Adèle c'était bien, c'etait chouette

Publié le par piccadilly

Adèle était au Piccadilly jeudi soir, et a offert au public venu nombreux, son spectacle « Bleu ». L’espiègle chanteuse à la très jolie voix a accroché des sourires jusqu’aux oreilles -ravies- des spectateurs.
Ca commence piano, avec la chanson titre de son album, « Bleu », qu’Adèle décline avec délicatesse, de l’ « ultramarine au turquoise ». Après avoir annoncé la couleur, c’est tout en sensualité et douceur que la chanteuse briochine formule une invitation aux spectateurs « Habillez-moi de vous » : « Que vos murmures accrochent à mon oreille quelques cerises au vermeil délicat ». Partout les textes sont ciselés avec beaucoup de goût. Simple et pétillante
Entre les chansons, Adèle fait montre de simplicité et de clins d’œil : à cet ami atteint de dilettante chronique, ou à sa chanson préférée qui lui a fait écrire « Bernique », drôle et rythmé, où la chanteuse offre au public une petite chorégraphie cocasse. Personne n’oubliera cette dédicace à toutes ses sœurs de douleur, avec une « Lucy », truffée d’humour, au sujet de l’épilation !
La mise en œuvre musicale est à la hauteur : un air jazzy à l’accordéon virtuose, des notes intimistes, des mélodies exaltantes au banjo nostalgique mais jamais triste, grâce à l’instrumentation soignée des talentueux Serge Le Clanche (piano, accordéon), et Pierre-Henry Aubry (guitare, basse, banjo). Elle est très « chouette », Adèle
Au travers de toutes ses chansons, Adèle donne une certaine vérité d’elle-même, sous ses faux airs de légèreté, ou de femme fatale (« Boa »). On perçoit sans mal sa sensibilité car l’artiste habite ses chansons. Son talent apparaît comme une évidence. On ne peut rester indifférent à cette « Java rouge » qui vire flamenco, à ce drolatique Arsène Lapin où Adèle enflamme la salle, encore moins à ce « Pépé » universel, qui fait mouche ; la chanteuse mêle nostalgie et sourire coquin de l’enfance, dans ce petit joyau
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Publié dans Résumés

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