Thomas Pitiot fait entrer le soleil au Piccadilly

Publié le par piccadilly

Il faisait froid jeudi. Pas vraiment un temps à sortir. Ça se sentait d’ailleurs au début du concert de Thomas Pitiot, un jeune gars venu "d’un pays lointain: la Seine-Saint-Denis ". Un peu engourdis, les spectateurs ont semblé avoir du mal au démarrage.Et puis, après un moment d’adaptation, le temps que l’oreille se fasse à ce phrasé particulier, le public s’est laissé envahir par la chaleur de " la terre à Toto ". Grâce à un humour piquant et des réparties vives, Thomas Pitiot a rapidement réchauffé la salle.L’auditoire s’est alors abandonné, se laissant entraîner sur les pistes ensoleillées d’Afrique de l’Ouest via le Maghreb et la Seine-Saint-Denis (et un petit détour par la Bretagne) sur des rythmes africains, reggae voire funky.Tranquillement, le chanteur a installé son univers au cours de longs et chaleureux intermèdes. Parce qu’on avait le temps, que rien ne pressait et que l’Afrique sans palabres, c’est pas vraiment l’Afrique.Passionné, engagé, Thomas Pitiot est un homme de son temps, inscrit dans la réalité du monde.Avide de mots, des bons comme des mauvais " de quoi se Plaintel? ", le petit gars du 9.3 en joue avec délectation. Et quand il se met à déclamer, empoignant les mots avec rage et force, alors on jurerait voir planer l’ombre de Nougaro.

La chanson qui n’existe pas.

Pour finir en beauté, Thomas Pitiot a invité le public à lui livrer dix mots pour inventer " une chanson qui n’existe pas " et qui n’existera plus jamais. Et il l’a fait, le bougre. Pas le morceau du siècle, certes, mais ça se tenait bien.La mission était pourtant ardue. Caser mobylette, clafoutis, kenavo, bernique, craquelin et chameau - entre autres - dans une chanson créée en direct, demande un certain talent. Et il n’en manque pas…

Le Télégramme Samuel Uguen

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Publié dans Résumés

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